Communauté de Communes de l'Estuaire - Office du Tourisme

  Vous êtes ici : Actualités arrow Les marais arrow Historique
Office de Tourisme






Historique : des milieux humides gagnés sur l’estuaire   PDF  Imprimer  E-mail

C’est au cours de l’Antiquité que l’occupation humaine s’est réellement cristallisée, bénéficiant des activités commerciales offertes par ce port naturel garantissant à la fois le stockage et l’embarquement des marchandises (poteries gallo-romaines fabriquées près de Mirambeau, bois…) en provenance de Saintonge.  


La domestication des marais aux XVIIe et XVIIIe siècles.

L’assèchement des marais au XVIIe siècle est un moment décisif dans l’histoire du canton. Le projet de transformer cette langue de terre marécageuse et inhospitalière en labours et prairies n’était pas récent mais la complexité technique de l’opération et les frais à engager rendaient périlleuse cette entreprise.

Pourtant, en 1650, le Duc de Saint Simon fait appel à une société d’assécheurs charentais auxquels il promet, par contrat, une partie des terres gagnées sur les marécages en contrepartie du financement et de la réalisation des travaux.

Dès 1652, les marais sont asséchés et répartis entre les entrepreneurs charentais, des bénéficiaires nobles ou ecclésiastiques ou encore loués à des fermiers qui formèrent les deux paroisses de St-Louis et de St-Simon.

Le marais étant un milieu fragile, les différents propriétaires se réunissent chaque année pour légiférer sur la construction et l’entretien des canaux, des écluses, des digues, des ponts et des chemins.

Pourtant le marais reste constamment menacé par les inondations venant du fleuve ou par le ruissellement des eaux pluviales et dès 1708, une partie des terres agricoles près du village de St-Ciers sur Gironde est à nouveau marécageuse. Les déplacements y sont périlleux comme en témoigne en 1772 le curé de St-Simon «qui ne peut point suivre les chemins qui y conduisent soit à pied soit à cheval à cause des précipices où l’on disparaîtrait dans l’instant, surtout l’hiver ».

Dans ces conditions, et sous la menace des fièvres, seule une faible population peut se maintenir sur ces terres peu accueillantes. En définitive, les travaux d’assèchement n’ont pas permis de viabiliser durablement le marais qui va rester un espace marginal et peu rentable jusqu’au XXe siècle.


Les techniques de dessèchement au XVIIe siècle.




Le dessèchement des marais a été réalisé selon une technique hollandaise déjà expérimentée avec succès dans le Médoc et en Saintonge.

Le principe en est simple : il consiste à assécher les terres humides en les drainant et à les protéger par l’édification de digues luttant à la fois contre les marées et les crues de l’estuaire et contre les ruissellements venant de l’intérieur des terres.

Une digue de 8 pieds (2,5 mètres) est construite sur toute la longueur de la Gironde, du Port de Fresneau aux écluses du Vitrezay. D’autres encore sont édifiées au nord, vers le marais de St-Bonnet et au sud, au canal de Fresneau. Une dernière digue est dressée à l’intérieur des terres pour protéger le marais des eaux de ruissellement. Ces digues préservent et délimitent le marais. Celui-ci est quadrillé par des canaux de tailles différentes qui aboutissent à l’estuaire où des vannes empêchent l’eau saumâtre de pénétrer dans les terres à marée haute et permettent l’évacuation des eaux continentales à marée basse.


Dans le marais, l’unité d’exploitation classique est une métairie d’une dizaine d’hectares délimitée par des fossés de coulée et subdivisée en petites parcelles par des fossés de travers. Là encore, les canaux servent à délimiter le parcellaire ainsi qu’à drainer et à évacuer les eaux vers des canaux principaux puis vers le fleuve.

 

 





Office de Tourisme Cantonal
2, Les nouvelles possessions - 33820 Braud Saint-Louis
Tél. : 05 57 32 88 88- tourisme@cc-estuaire.fr