L'architecture
A voir, à faire
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La haute Gironde possède de nombreux puits couverts. Du côté de Guîtres, on les appelle puits de gavaches, ici en Haute Gironde, on parle de puits de gabaye mais le principe est le même...
Edifices romans à visiter :
Ce charmant village, construit à flanc de coteaux, domine la mer estuarienne du haut de ses 89 mètres d’altitude. Entre la mairie et l’église, se tient l’ancien presbytère du XVIIe siècle. L’église de St-Palais, modeste édifice roman (XIIe siècle) aux proportions harmonieuses dépendait autrefois de l’abbaye de Pleine-Selve. Sur sa façade de type saintongeais, le portail arbore avec discrétion plusieurs ornements végétaux et motifs géométriques : des feuilles de chêne et des pommes de pin décorent l’archivolte, des feuilles d’acanthes habillent les chapiteaux des colonnettes, les arcatures sont ourlées de pointes de diamant. Au chevet de l’édifice, les neufs modillons ornant la corniche sont saisissants de pétulance. Ici, l’artiste a donné libre cours à son imagination : figures animales et humaines grimaçantes (chat tirant la langue), bêtes aux allures monstrueuses, contorsions acrobatiques aux allures grivoises…
L’intérieur de l’édifice, avec sa nef lambrissée et son abside en cul de four, séduit par sa simplicité. Clefs à la Mairie (tous les jours 9-13/14-18h)
Situé dans l’extrême nord du canton, le village de Pleine Selve jouxte la Haute-Saintonge. C’est la porte d’entrée de l’Aquitaine des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. S’orthographiant encore Plana Silva au XIXe siècle (« en plein bois »), son nom évoque directement la forêt de la Double. L’église de l’abbaye Sainte-Marie-Madeleine des Prémontrés constitue le joyau du village et le seul vestige de l’imposant monastère. Sa construction fut ordonnée par l’archevêque de Bordeaux, Geoffroy de Loroux, entre 1145 et 1150. Les bâtiments conventuels furent entièrement détruits par les troupes françaises durant la guerre de Cent ans (1407) ou lors des Guerres de religion. L’église elle-même fut amputée de sa nef. Les équipements nécessaires à la vie communautaire (vergers, boulangerie, magasins à blé, étable etc.) se déployaient au sud de l’église abbatiale et permettaient à la communauté de subvenir à ses besoins tandis qu’un hôpital accueillait les nombreux pèlerins pénétrant en Gironde.
Sur le cloître, s’ouvraient le réfectoire, le dortoir, la maison de l’abbé ainsi qu’une chambre d’hôtes. Les chanoines purgeant leurs fautes étaient isolés dans un cachot situé en marge des bâtiments conventuels. De l’abbatiale originelle en forme de croix latine, il ne subsiste que les parties orientales : une travée de la nef, un chœur fermé par un chevet plat orné de trois ouvertures, et le bras nord du transept voûté d’ogives à l’époque gothique. L’édifice roman était couvert d’une file de coupoles, une disposition que laisse présager l’imposante structure de la croisée du transept. Clefs à la Mairie (lundi toute la journée, mardi, jeudi et vendredi 9-12h)
Au cœur du bourg, l’église médiévale placée sous le vocable de Saint Vincent s’ouvre par une façade triangulaire asymétrique : remodelée à l’époque gothique (petite porte à droite du portail), elle est amputée de sa partie droite lors des guerres de Religion. Sur le portail roman (classé Monument historique), les voussures et les chapiteaux arborent encore avec fierté quelques motifs sculptés dignes des plus belles œuvres de l’Abbaye-aux-Dames de Saintes. Des frises d’entrelacs mêlent avec exubérance oiseaux affrontés et personnages.
A l’intérieur, la clef de la voûte d’ogives supportant le clocher est ornée de quatre angelots (saints vénérés par les compagnons du Tour de France). Au nord de l’édifice, la petite chapelle des Agonisants construite au XVIe siècle enveloppe, tel un écrin, un bel autel en pierre baroque (classé Monument historique) et une Pietà (Vierge de pitié, descente de croix). Clefs à la Mairie (tous les jours 9-12/13-18h)
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