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La haute Gironde possède de nombreux puits couverts. Du côté de Guîtres, on les appelle puits de gavaches, ici en Haute Gironde, on parle de puits de gabaye mais le principe est le même...


Aux XVI - XVII ème siècle le nord de la Gironde est repeuplée par des charentais ou gabayes. Ils emmènent avec eux leur parler, le patois gabaye qui se mélangera au patois girondin pour finalement donner le gabaye d’aujourd’hui. Les gabayes engendrèrent le développement de puits ou fontaines couverts ou semi-couverts. En effet les Girondins méfiants et craignant d’être empoisonnés couvrirent leurs puits. Cela évitait aussi que l’eau ne soit souillée par des feuilles ou des animaux morts qui risquaient de tomber dedans. En Haute-Gironde ces puits sont couverts par une coupole ronde alors que les puits de "gavache" sont de forme conique. On peut en voir un exemple dans la commune de Saint Aubin de blaye en bordure de Livenne ou dans le bourg de Saint-Palais

 


Edifices romans à visiter :


Saint Palais

Ce charmant village, construit à flanc de coteaux, domine la mer estuarienne du haut de ses 89 mètres d’altitude. Entre la mairie et l’église, se tient l’ancien presbytère du XVIIe siècle.

L’église de St-Palais, modeste édifice roman (XIIe siècle) aux proportions harmonieuses dépendait autrefois de l’abbaye de Pleine-Selve.

Sur sa façade de type saintongeais, le portail arbore avec discrétion plusieurs ornements végétaux et motifs géométriques : des feuilles de chêne et des pommes de pin décorent l’archivolte, des feuilles d’acanthes habillent les chapiteaux des colonnettes, les arcatures sont ourlées de pointes de diamant.

Au chevet de l’édifice, les neufs modillons ornant la corniche sont saisissants de pétulance. Ici, l’artiste a donné libre cours à son imagination : figures animales et humaines grimaçantes (chat tirant la langue), bêtes aux allures monstrueuses, contorsions acrobatiques aux allures grivoises…

L’intérieur de l’édifice, avec sa nef lambrissée et son abside en cul de four, séduit par sa simplicité.

Clefs à la Mairie (tous les jours 9-13/14-18h)


L’abbaye de Pleine Selve

Situé dans l’extrême nord du canton, le village de Pleine Selve jouxte la Haute-Saintonge. C’est la porte d’entrée de l’Aquitaine des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. S’orthographiant encore Plana Silva au XIXe siècle (« en plein bois »), son nom évoque directement la forêt de la Double.

L’église de l’abbaye Sainte-Marie-Madeleine des Prémontrés constitue le joyau du village et le seul vestige de l’imposant monastère. Sa construction fut ordonnée par l’archevêque de Bordeaux, Geoffroy de Loroux, entre 1145 et 1150. Les bâtiments conventuels furent entièrement détruits par les troupes françaises durant la guerre de Cent ans (1407) ou lors des Guerres de religion. L’église elle-même fut amputée de sa nef.

Les équipements nécessaires à la vie communautaire (vergers, boulangerie, magasins à blé, étable etc.) se déployaient au sud de l’église abbatiale et permettaient à la communauté de subvenir à ses besoins tandis qu’un hôpital accueillait les nombreux pèlerins pénétrant en Gironde.

Sur le cloître, s’ouvraient le réfectoire, le dortoir, la maison de l’abbé ainsi qu’une chambre d’hôtes. Les chanoines purgeant leurs fautes étaient isolés dans un cachot situé en marge des bâtiments conventuels.

De l’abbatiale originelle en forme de croix latine, il ne subsiste que les parties orientales : une travée de la nef, un chœur fermé par un chevet plat orné de trois ouvertures, et le bras nord du transept voûté d’ogives à l’époque gothique.

L’édifice roman était couvert d’une file de coupoles, une disposition que laisse présager l’imposante structure de la croisée du transept.

Clefs à la Mairie (lundi toute la journée, mardi, jeudi et vendredi 9-12h)


Eglise de Marcillac

Au cœur du bourg, l’église médiévale placée sous le vocable de Saint Vincent s’ouvre par une façade triangulaire asymétrique : remodelée à l’époque gothique (petite porte à droite du portail), elle est amputée de sa partie droite lors des guerres de Religion.

Sur le portail roman (classé Monument historique), les voussures et les chapiteaux arborent encore avec fierté quelques motifs sculptés dignes des plus belles œuvres de l’Abbaye-aux-Dames de Saintes. Des frises d’entrelacs mêlent avec exubérance oiseaux affrontés et personnages.
Renforcé au XVe siècle d’un clocher fortifié, l’édifice témoigne des vifs affrontements occasionnés lors de la guerre de Cent ans, Marcillac étant situé sur la ligne de démarcation franco-anglaise.

A l’intérieur, la clef de la voûte d’ogives supportant le clocher est ornée de quatre angelots (saints vénérés par les compagnons du Tour de France).

Au nord de l’édifice, la petite chapelle des Agonisants construite au XVIe siècle enveloppe, tel un écrin, un bel autel en pierre baroque (classé Monument historique) et une Pietà (Vierge de pitié, descente de croix).

Clefs à la Mairie (tous les jours 9-12/13-18h)


Musée archéologique de St-Ciers sur Gironde

  • Situé à proximité de l’Office de Tourisme Cantonal.
  • Visites commentées.
  • 1.50 €.
  • Ouvert toute l’année, mer.-sam :14-18h et dim. :10-12h ou sur réservation
  • Mme Mornon (05 57 32 98 29)


 





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