
Le programme Cepa(h)ges (Construire Ensemble les Pratiques Agricoles en Haute-Gironde pour l’Environnement et la Santé) est une démarche innovante menée sur le territoire de la Haute-Gironde.
Porté par un large collectif d’acteurs locaux (Les syndicats viticoles des Côtes de Bourg, de Blaye Côtes de Bordeaux et des Bordeaux et Bordeaux Supérieur, l’association Bordeaux 45, la Cave des Vignerons de Tutiac, l’association de riverains Alerte Pesticides Haute-Gironde, les quatre Communautés de Communes de Haute-Gironde, l’ARS et le Contrat Local de Santé), Cepa(h)ges a pour objectif de réduire l’exposition des habitants aux pesticides et de favoriser l’évolution des pratiques agricoles vers des modèles plus respectueux de la santé et de l’environnement.
Actus :
Né en 2020, ce programme s’inscrit dans le prolongement de l’Observatoire Local Santé Environnement (OLSE) mis en place dans le cadre du Contrat Local de Santé Haute-Gironde.
Depuis 2022, Cepa(h)ges a été reconnu comme Laboratoire d’Innovation Territoriale (LIT).
Cette reconnaissance permet au programme de structurer ses actions, de renforcer l’expérimentation locale et de valoriser les solutions innovantes mises en place pour concilier viticulture, qualité de vie et santé publique.
En tant que LIT, Cepa(h)ges développe des outils concrets :
Grâce à ce statut, Cepa(h)ges place la Haute-Gironde comme territoire pilote en matière de santé environnementale, selon une approche One Health qui relie santé humaine, santé animale et environnement.
À retenir
Porté par une dynamique partenariale forte et une démarche expérimentale, Cepa(h)ges contribue à bâtir un territoire viticole engagé pour la santé de tous, avec un objectif : concilier production agricole, qualité environnementale et qualité de vie pour les habitants.
Des objectifs clairs pour protéger la population et accompagner la transition
Le programme Cepa(h)ges poursuit deux grands objectifs :
1️⃣ Limiter l’exposition des habitants aux produits phytosanitaires, en améliorant l’information, la prévention et le dialogue entre riverains, viticulteurs et acteurs locaux.
2️⃣ Réduire l’utilisation des pesticides en accompagnant les viticulteurs dans l’évolution de leurs pratiques et en soutenant des solutions concrètes pour une viticulture plus durable.
Des actions concrètes sur le territoire
Pour atteindre ces objectifs, Cepa(h)ges développe plusieurs types d’actions :
👉 Informer et sensibiliser
- Réalisation de supports de communication : brochures, podcasts, films documentaires, conférences.
- Organisation de temps d’échanges avec les habitants, les élus et les professionnels de santé pour mieux comprendre les enjeux liés aux produits phytosanitaires.
- Organisation de temps de sensibilisation à destination des professionnels de santé (médecins, infirmiers, MSA…).
👉 Favoriser le dialogue et la médiation
- Déploiement de chartes locales pour encadrer les bonnes pratiques autour des sites sensibles (écoles, crèches…).
- Mise en place d’engagements communs entre viticulteurs, communes et syndicats viticoles pour réduire les nuisances et améliorer l’information des riverains.
- Soutien à la plantation de haies qui jouent un rôle de barrière naturelle contre la dérive des pulvérisations.
- Déploiement d’actions autour des haies : conférences, visites de terrain, accompagnement des plantations.
👉 Produire des données et accompagner la planification
- Réalisation d’une cartographie précise des sites sensibles sur le territoire.
- Suivi des changements de pratiques et évaluation de leur impact environnemental.
👉 Soutenir et valoriser le changement de pratiques
- Accompagnement individuel ou collectif des viticulteurs. (formation viti)
- Création d’un jeu pédagogique « Parcelle vivante » pour sensibiliser le grand public et valoriser les efforts engagés par la filière. (insérer des photos du jeu ?)
- Organisation de visites de domaines et de démonstrations de solutions agroécologiques.
Des résultats déjà visibles
Depuis son lancement, le programme a permis :
- La signature de plusieurs chartes locales entre communes et exploitants.
- L’édition de supports de sensibilisation diffusés à grande échelle. (brochure, podcasts)
- La création d’outils concrets pour mieux planifier les aménagements et protéger les habitants.
- Présentation du jeu sérieux pour les événements du territoire (« Parcelle vivante »).
Le programme Cepa(h)ges est financé grâce à la contribution de plusieurs acteurs locaux et à des soutiens publics régionaux et européens.
Ses principales sources de financement sont :
- Les quatre Communautés de Communes de Haute-Gironde, qui assurent le portage et la mise en œuvre des actions sur le territoire.
- Les syndicats viticoles, qui participent financièrement au fonctionnement du collectif et à certaines actions spécifiques.
- Le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui accompagne la démarche dans le cadre de sa politique de transition agricole et de santé environnementale.
Ce financement partagé permet à Cepa(h)ges de développer des projets concrets et innovants au plus près des habitants, tout en encourageant la coopération entre collectivités, viticulteurs et citoyens.
En s’appuyant sur des financements européens et régionaux, le dispositif s’inscrit pleinement dans les priorités de développement rural, de transition écologique et de protection de la santé des populations.
Une série de 11 podcasts
Ces podcasts ont mobilisé une trentaine d’acteurs de Haute Gironde et au-delà : des viticulteurs, des enseignants, des riverains, des professionnels de la vigne et du vin, des professionnels de santé, des élus, des associations et spécialistes de la protection de l’environnement…
La voix, l’expression et la vision de chacun d’entre eux ont été capturées et nous sont données à entendre au travers de 11 épisodes de podcasts disponibles sur :



C’est un parcours de découverte qui est proposé aux « entendeurs » qui commence par un voyage dans le temps, qui nous permet de mieux appréhender le métier de vigneron, et les autres métiers du vin et de la vigne. En continuant le parcours, on s’arrête sur les préoccupations sanitaires de vie en bordure de vignes et sur les solutions qui peuvent être apporter pour améliorer la situation ; cela passe par le dialogue et par le changement de pratiques agricoles vers des pratiques plus durables et de préservation de l’environnement et de la santé humaine.











